3 minutes de lecture

Que veut dire insomnie ?

Comprendre l'insomnie et déterminer si vous souffrez ou non de ce problème de sommeil.

MIS À JOUR PAR
Sandra Baliozian
6/5/2021

L’insomnie est un mal assez fréquent de nos jours, particulièrement dans nos sociétés occidentales. Selon une étude de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance menée en 2015, 15 à 20% des français seraient touchés, dont 50% d’entre eux par une forme sévère. 


Insomnie : une définition

Vous restez allongé.e dans votre lit à observer le plafond pendant des heures en attendant de vous endormir ? Vous vous réveillez au bout de quelques heures de sommeil et vous ne parvenez pas à retrouver le sommeil ? Il est probable que vous souffriez d’insomnie.


Définition clinique de l’insomnie

L’insomnie est définie comme une insuffisance de sommeil, que ce soit au niveau de la quantité ou de la qualité, alors que tous les facteurs sont réunis pour que l’on dorme. Elle doit associer l’un ou plusieurs de ces symptômes :

  • difficulté d’endormissement ;
  • réveil au milieu de la nuit et impossibilité de se rendormir ;
  • réveil trop matinal et incapacité à se rendormir.

L’insomnie présente évidemment des conséquences pendant la journée, comme de la fatigue ou un manque d’énergie, une somnolence, des troubles de l’humeur ainsi que de la concentration et de l’attention.

La notion même d’insomnie repose sur la plainte du patient, au sens médical du terme, qui a le sentiment de peu ou mal dormir. Ainsi parfois, lors d’un contrôle clinique, on s’aperçoit qu’il y a une grande différence entre le sommeil réel et le sommeil perçu par le patient. 

Pour résumer - L’insomnie correspond à l’incapacité à générer un sommeil en quantité ou en qualité suffisante, même si vous vous en donnez les moyens et que vous y allouez du temps.

Symptômes de l’insomnie

Voici quelques exemples de symptômes de l’insomnie :

  • une difficulté à s’endormir : plus de 30 minutes ;
  • un sommeil intermittent : vous vous réveillez au milieu de la nuit, une ou plusieurs fois et prenez du temps à retrouver le sommeil ;
  • un réveil trop matinal, aussi appelé réveil précoce ,
  • une sensation de fatigue au réveil, même si vous avez dormi un nombre d’heures suffisant ;
  • une somnolence accompagnée de fatigue pendant la journée ;
  • une irritabilité ainsi qu’une anxiété ;
  • des difficultés de concentration.

Si vous ne dormez que 6 heures par nuit et que vous vous sentez reposé.e le lendemain, alors vous n’êtes pas nécessairement insomniaque pour autant. Vous présentez peut-être simplement un besoin limité en termes d’heures de sommeil, qui ne constituent pas un critère de l’insomnie.

Les différents types d’insomnies

Au sein même de ce trouble du sommeil, il existe différents types d’insomnies qui ne possèdent pas les mêmes causes ni les mêmes caractéristiques. Selon ce qui les provoquent, elles ne seront pas classées dans la même catégorie et ne seront donc pas soignées de la même façon.

On en dénombre trois types :

  • L'insomnie chronique : Cela signifie que vous n’arrivez pas à dormir au moins trois nuits par semaine et ce, pendant trois mois ou plus, alors que toutes les conditions sont réunies pour que vous ayez un bon sommeil. Votre difficulté d’endormissement ou à rester endormi se répète régulièrement, et vous cumulez ainsi un manque de sommeil important.
  • L'insomnie aiguë : Elle survient de façon ponctuelle, et est souvent provoquée par des éléments particuliers et facilement identifiable comme un deuil ou un licenciement. Vous retrouvez un sommeil régulier très rapidement après.
  • L'insomnie comorbide : Plus rare, cette forme d’insomnie est associée à d’autres troubles, comme des conditions physiques ou psychologiques.

Facteurs prédisposants : causes de l’insomnie

Les problèmes de sommeil peuvent toucher tout le monde, mais nous ne sommes pas égaux face à eux. Il existe en effet, des éléments susceptibles d’augmenter les probabilités d'apparition de l’insomnie. 

Voici quelques critères favorisant ce trouble du sommeil :

  • L’âge : plus vous vieillissez et plus vous êtes susceptible de mal dormir. Selon une étude de Santé Publique France parue en 2017, il apparaît que le pourcentage d’insomnies chroniques augmente de 18 à 45 ans, pour redescendre légèrement entre 45 et 55 ans, mais pour atteindre un nouveau pic entre 55 et 65 ans.
  • Être une femme : elles sont plus sujettes à l’insomnie que les hommes. Selon une étude publiée dans la revue canadienne PNAS, les femmes présentent deux fois plus de risque de souffrir d’insomnie. En cause, leur horloge biologique qui les pousserait à s’endormir et se réveiller plus tôt.
  • Souffrir de maladie chronique comme l’arthrite, l’asthme ou l’insuffisance cardiaque.
  • Souffrir d’anxiété ou de dépression : ces facteurs sont extrêmement liés à l’insomnie, ainsi il existe 7 à 10 fois plus de risque d’être insomniaque.
  • La maladie d’Alzheimer ou de Parkinson : elles perturbent le rythme circadien et provoquent donc des insomnies chez 30 à 50% des malades.

Consultez nos autres articles pour en savoir plus sur l’insomnie et ses causes, ou pour savoir que faire en cas d’insomnie.

Sleepie vous remercie !
Oops! Something went wrong while submitting the form.
© 2020 Acme. All right reserved.