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Les troubles du sommeil

Ils interviennent la nuit mais handicapent nos journées, découvrez les différentes maladies du sommeil.

Photographie de Sandra Baliozian
MIS À JOUR PAR
Sandra Baliozian
21/01/2020
Homme de dos, debout entre deux lit dans une chambre d'hôtel.

Vous avez des problèmes de sommeil récurrents ? Vous vous sentez fatigué.e dès le réveil ? Vous avez l’impression que votre nuit n’a pas été assez réparatrice ? Il peut s’agir d’un trouble du sommeil. Insomnie, apnée du sommeil, bruxisme, paralysie du sommeil, ou tout simplement ronflements, on compte de nombreux troubles du sommeil chez l’adulte comme chez l’enfant. Selon le DSM-IV (code de Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes), il existe des troubles primaires (dyssomnies et parasomnies) ou secondaires. Nous décryptons pour vous les pathologies du sommeil les plus courantes.


L'insomnie

L’insomnie est un trouble du sommeil qui touche 1 Français sur 5 et dont la forme sévère atteint environ 10% de la population. Plus de 30% des personnes connaissent un jour des périodes d’insomnie et les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à être insomniaques.

Bon à savoir : Lorsque l’insomnie survient plus de trois fois par semaine, depuis plus de trois mois, on parle d’insomnie chronique.

 

Ce problème de sommeil peut être caractérisé par une difficulté à s’endormir, des réveils fréquents, ou encore des nuits trop courtes en raison de réveils précoces (ou bien plusieurs de ces éléments combinés). Parce qu’il affecte la qualité du sommeil, les effets indésirables sont nombreux et se ressentent dans la journée : fatigue, irritabilité, troubles de la mémoire et de la concentration...

 

Mais quelles sont les causes de l’insomnie ? La plupart du temps, ce trouble est causé par les angoisses, le stress ou la dépression. Mais il peut aussi être une cause secondaire d’une maladie comme l’asthme nocturne, les rhumatismes, le reflux gastro-œsophagien ou l’hyperthyroïdie.

Bon à savoir : Parfois, l’insomnie est aussi directement liée à l’hygiène de vie, aux habitudes de sommeil ou à des causes comportementales, suite à la consommation d’excitants par exemple ou à cause de la lumière des écrans.

 

Vous êtes à la recherche d’un médicament pour dormir afin de traiter vos insomnies ? Pour éviter les effets néfastes du somnifère, découvrez bientôt nos thérapies digitalisées accessibles entièrement en ligne. 

L’apnée du sommeil

Les apnées du sommeil se manifestent par des arrêts involontaires de la respiration de plus de 10 secondes lorsque vous dormez. On distingue deux formes d’apnées :

  • Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) : Une pathologie respiratoire du sommeil qui se caractérise par une obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures et qui provoque des asphyxies répétées.
  • Le syndrome d’augmentation de résistance des voies aériennes supérieures (SARVAS) : Une pathologie proche du SAOS, qui concerne cette fois l’obstruction complète des voies aériennes supérieures.
Cette maladie plus fréquente qu’on ne l’imagine touche environ 8% de la population. Pour aller plus loin, découvrez comment soigner l'apnée du sommeil.

Le syndrome des jambes sans repos

Ce problème du sommeil que l’on appelle aussi « maladie de Willis et Ekbom » peut se manifester de 2 manières qui sont souvent associées :

  • Le syndrome d’impatience des membres inférieurs : Des sensations désagréables ou « impatiences », difficiles à décrire et parfois à la limite du tolérable (picotements, brûlures, tiraillements). Elles s’accompagnent d’un besoin de bouger qui soulage en partie les douleurs.
  • Les mouvements périodiques du sommeil : Des mouvements qui se produisent involontairement au cours du sommeil et qui ne sont pas ressentis par le dormeur. Ils touchent principalement les muscles des jambes et des extrémités (pied, orteils, etc.).

Le syndrome des jambes sans repos peut être d’origine génétique, lié à une maladie ou à la prise de médicaments.

8,5% des Français qui sont touchés, et 2% d'entre eux présentent des symptômes plusieurs fois par semaine. Le SJR atteint plus souvent les femmes et peut aussi toucher les bras, dans 20% des cas.

Les ronflements

Le ronflement est un bruit rauque qui est produit par le nez et la gorge, pendant le sommeil. Mais pourquoi certaines personnes ronflent et d’autres pas ?

Quand vous dormez, vos muscles se relâchent, notamment ceux de la bouche et de la gorge : le voile du palais, la luette et la langue. Lorsque les organes sont volumineux, la position allongée du sommeil associée au relâchement des muscles peut obstruer le pharynx. L’effort supplémentaire requis pour inspirer ou expirer et la résistance du passage de l’air provoquent alors des vibrations des tissus.

Les ronflements occasionnels ne sont pas considérés comme un problème de santé, mais un trouble chronique peut affecter la qualité de votre sommeil et celui de votre conjoint. De plus, 60% des ronfleurs souffrent également d’apnée du sommeil !

Heureusement, il existe de nombreuses solutions pour arrêter de ronfler, découvrez-les dans notre article dédié.

 

Le bruxisme

Vous ressentez des douleurs dans les muscles maxillaires ou des maux de tête lorsque vous vous réveillez ? Vous souffrez sans doute de bruxisme que l’on appelle plus communément « grincement des dents ». Ce trouble du sommeil fréquent chez l’enfant et l’adulte adopte des formes multiples. Il peut être nocturne ou se produire en journée et entraîne un serrement des dents silencieux ou un grincement bruyant.

Un « bruxomane » peut grincer des dents jusqu’à 6 à 8 minutes en une seule nuit. Les conséquences de ces frottements dentaires et des chocs peuvent être plus ou moins graves : douleurs de la mâchoire, usure de l’émail ou de la dentine (couche d’ivoire sous-jacente), sensibilisation de la dent aux températures ou à l’acidité des aliments, atteinte du nerf ou encore fracture de la dent.

Le bruxisme concerne environ 10 à 15% de la population française et ses causes sont souvent liées au stress et à l’anxiété.

Les sueurs nocturnes

Les sueurs nocturnes touchent environ 1/3 de la population adulte. Ce phénomène se caractérise par une transpiration excessive qui survient subitement durant la nuit.

Les causes de ces sueurs nocturnes, ou bouffées de chaleur, peuvent être environnementales, conséquence d’une mauvaise hygiène de vie ou de facteurs psychologiques. Elles peuvent également être pathologiques et donc symptomatiques d’une maladie ou d’un trouble physiologique.

Si les suées surviennent régulièrement nous vous conseillons de consulter un médecin afin qu’un traitement soit mis en place.

Les cauchemars

Les cauchemars ne sont pas seulement réservés aux enfants. Très fréquents chez les adultes, ils surviennent souvent lorsque notre cerveau est surchargé par les émotions. L’inconscient produit alors de mauvais rêves qui sont capables de nous réveiller en pleine nuit et qui peuvent perturber la bonne qualité du sommeil.

 

Plusieurs facteurs peuvent être en cause comme la génétique, des évènements traumatisants, des troubles de la personnalité, une forte anxiété ou encore les médicaments. Néanmoins la plupart du temps les cauchemars sont fréquents et bénins. Ils font partie des parasomnies du sommeil paradoxal et sont différents des terreurs nocturnes puisque les personnes qui en souffrent se souviennent la plupart du temps de leur rêve et sont capables d’en identifier la raison.

 

Les terreurs nocturnes 

Une terreur nocturne est un trouble du sommeil chez l’enfant (cela arrive aussi aux adultes mais c’est beaucoup plus rare) qui se manifeste plutôt en début de nuit, durant une phase de sommeil profond. L’enfant se redresse, ouvre les yeux et se met alors à hurler, pleurer, sangloter sans en être réellement conscient. Il semble inconsolable, sa respiration et ses battements cardiaques s’accélèrent, et il peut prononcer des paroles inintelligibles et se débattre. Après quelques minutes la crise cesse brusquement et il ne se souvient de rien le lendemain.

Près de 40% des enfants de 3 à 6 ans présentent des terreurs nocturnes. Elles surviennent souvent par épisodes et peuvent débuter dès l’âge de 18 mois. Parmi les facteurs on retrouve la fatigue, des heures de sommeil non régulières, la fièvre, l’environnement bruyant, certains médicaments et les apnées du sommeil.

 

La paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil est une parasomnie fréquente qui peut survenir pendant l’endormissement ou au réveil. Les personnes qui en souffrent ne peuvent plus bouger ou parler, elles subissent une vraie paralysie qui peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. Souvent, elle s’accompagne d’hallucinations qui sont en fait des « rêves éveillés ».

 

Plus de 20% de la population aurait déjà été victime de paralysie du sommeil, notamment pendant l’adolescence. Les causes principales sont le stress, le manque de sommeil et la fatigue. Ce trouble du sommeil est souvent source d’anxiété et d’insomnie puisque les personnes qui en souffrent ont peur de se rendormir et de revivre cette mauvaise expérience.

 

Bon à savoir : Si ces paralysies deviennent trop fréquentes et entraînent une somnolence en journée, il est important d’en chercher la cause et de consulter un médecin du sommeil.  


L’hypersomnie

Les hypersomnies font partie des troubles du sommeil rares, mais elles peuvent être très invalidantes. Parmi elles, on retrouve :

  • La narcolepsie : C’est un accès de sommeil incontrôlable qui survient, peu importe le lieu et les circonstances. Rare, on l’appelle aussi la « maladie de Gélineau » et elle se déclenche souvent à l’adolescence.   
  • L’hypersomnie idiopathique : Les accès de sommeil qu’elle implique sont plus progressifs que pour la narcolepsie, mais entraînent des siestes très longues et non reposantes. Les réveils sont difficiles, on parle « d’ivresse du sommeil ».
  • Le syndrome de Klein Levin : Ce syndrome touche surtout les jeunes garçons et se traduit par des périodes de somnolences au cours desquelles le sujet ne peut rien faire d’autre que dormir. La cause est inconnue.
L’hypersomnie peut aussi être induite par une pathologie médicale, une pathologie psychiatrique, la prise d’un traitement, ou encore des substances psychoactives.

 

Le somnambulisme

Le somnambulisme est un état d’éveil inconscient qui a lieu pendant le sommeil. Un somnambule peut rester éveillé dans son lit, mais aussi se lever, manger, parler et faire différentes activités sans en avoir conscience. Ce trouble du sommeil est d’ailleurs l’une des premières causes de blessures nocturnes puisque le sujet peut se mettre en danger sans en avoir conscience !

La cause du somnambulisme est souvent un état d’excitabilité du corps et de l’esprit qui entraîne un éveil de certaines fonctions cognitives. Il est parfois lié à d’autres troubles du sommeil, à la fatigue, au stress, à des états de confusion, à une consommation d’alcool ou de drogues, à la prise de sédatifs et de certains médicaments, mais aussi à des facteurs génétiques.  

En conclusion, chaque trouble du sommeil est différent, mais ils impliquent tous les mêmes conséquences : une quantité de sommeil en moins et des nuits qui ne sont pas assez réparatrices. Ce mauvais sommeil peut conduire à une accumulation de fatigue, une baisse de l’attention, une somnolence en journée, mais aussi des problèmes de santé. Heureusement, de nombreuses solutions existent pour lutter contre l’insomnie et les troubles du sommeil.    

Sleepie vous remercie !
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